|
Parla agli altri
popoli: per lanciare un messaggio di pace e far sapere che c'è un luogo
ideale che si chiama Mediterraneo. |
|
Col "Dialogo" il Medi-terraneo parla a se stesso:
dall'una all'altra riva, dal Medioriente a Gibilterra, perchè i po-poli
ritrovino le comuni radici e provino a far crescere tronco e rami.
|
|||||||
|
il
giornale dei popoli del Mediterraneo a cura della Società
Siciliana per l'Amicizia fra i Popoli |
|||||||||
|
حوار
البحر
المتوسطي |
|||||||||
|
|
|||||||||
|
|
|||||||||
|
● La Società Siciliana per l'Amicizia
fra i Popoli ANSAMED EVENTI -Il Mediterraneo dei fotografi -Donne e Giornalismo nel Mediterraneo -Regioni Euromediterranee a convegno a Taormina -Galassia Gutenberg, libri dal Mediterraneo ● Infomedi, informazioni on line dal
Mediterraneo ● Coppem, comitato per il partenariato
euromediterraneo ● Camera di Commercio Italo-Araba |
Bernadette Planès LES NOUVELLES MUSIQUES MEDITERRANEENNES 1- UNE HISTOIRE COMMUNE |
|
|||||||
|
LA
MEDITERRANEITE1 L’histoire
de la Méditerranée à été marquée par de nombreux conflits. Dans cet espace,
« théâtre de réalités plurielles et opposées {...}, croisée complexe de
cultures, d’économies et de systèmes politiques différents »2,
il existe pourtant de nombreux éléments qui rendent les peuples
méditerranéens proches. Une histoire
commune Depuis la
nuit des temps jusqu’à nos jours, les pays de la Méditerranée ont toujours
entretenu des relations privilégiées. Faisons un bref rappel des périodes qui
ont rapproché les peuples méditerranéens. a)
Périodes d’unité entre les peuples de la Méditerranée -
L’Antiquité grecque Durant
l’Antiquité, la Grèce qui dispose d’une grande puissance influencera de
nombreux pays du Bassin, autant sur le plan philosophique et culturel que
musical. « A
partir du IIIe siècle av. J.C., la Méditerranée orientale, malgré les
conflits entre les royaumes, présente une unité culturelle, une koinè, à la
fois par l’usage d’une langue officielle, le grec, et par un système
politique que l’on retrouve dans tous les royaumes. »3 Les Grecs fonderont également de
nombreux comptoirs autour de la Méditerranée : en Egypte, en Espagne, en
Italie, à Marseille. La Grèce sera un modèle pendant plusieurs
siècles et sera progressivement détrônée par Rome. « L’occupation progressive des rivages
méditerranéens par les cités phéniciennes, grecques et étrusques a créé une
nouvelle répartition des courants d’échanges. Le monde gréco-oriental y a
acquis une situation dominante, mais, en cinq siècles, cet équilibre se
modifie au profil d’un pôle occidental, Rome. »4 - L’Empire romain Sous l’Empire romain (27 av. J.C - 476 ap. J.C) la
Méditerranée se verra véritablement unifiée, pour la seule fois de son
histoire, par une politique, une culture, une langue, le latin, puis une
religion, le christianisme. On trouvait malgré tout une grande diversité de
peuples et de religions au sein de l’Empire, jusqu’à ce qu’en 313, l’Empereur
Constantin Ier fasse du christianisme une religion d’Etat. « Rome est
arrivée à constituer le monde méditerranéen à proprement dit en un système à
demi fermé »5. Les Romains ont fait du Mare Internum leur Mare Nostrum.
- Al Andalus L’Andalousie
du VIIIe siècle à la fin du XVe siècle (époque à laquelle on l’appelait Al Andalus6) fut un âge
d’or au niveau culturel et un bel exemple de paix entre les peuples
méditerranéens puisque pendant près de sept siècles, Espagnols, Juifs
séfarades et Musulmans y vécurent en harmonie. « Le royaume andalou du IXe au XVe
siècle a accompli ce miracle de créer une symbiose entre les trois traditions
culturelles et religieuses chrétiennes, juives et arabes inspirant une
production artistique tout à fait originale. »7 La
musique arabo-andalouse est née des apports de ces différentes cultures. La
pluriculturalité d’Al Andalus se
retrouve dans la kharja, courte
stance poétique écrite en arabe, hébreu ou roman qui concluait le muwashshah (poème chanté de forme
libre écrit en arabe littéraire ou semi littéraire né en Al Andalus à la fin du XXe siècle). Les kharja-s « prouvent que la société d’Al Andalus était
multilinguale et que les rapports entre les différentes communautés,
chrétiennes, juives et musulmanes, n’étaient pas toujours très
cloisonnés »8. - L’Empire ottoman Du côté
Est de la mer, l’Empire ottoman (1453 -1918) a été pendant de nombreux
siècles le pont entre l’Orient et l’Occident. Il a apporté les lumières de
l’Orient musulman en Europe et a intégré celles venues de l’Occident. A
partir du XVe siècle, les Turcs emploient de plus en plus les compétences des
étrangers, réfugiés ou ralliés à l’Empire. « L’Empire ottoman n’est donc
pas un monde fermé, isolé, refusant tout contact avec l’extérieur, mais au
contraire allant chercher dans d’autres pays ce qui apparaît comme un progrès
technique ou intellectuel, qu’il vienne de l’Occident ou de l’Orient »9.
Dans le domaine musical, la culture ottomane a influencé plusieurs pays comme
la Grèce, la Yougoslavie, la Bulgarie, l’Albanie et Chypre. « Par sa situation géographique, par ses
rapports avec des populations d’origines, de religion, de langues et de
traditions différentes, l’Empire ottoman a constitué un ensemble humain
bigarré, au sein duquel les Turcs ont joué un rôle essentiel,
organisé. »10 - L’Humanisme du Moyen-Age Enfin en
Europe, au Moyen-Age, l’Humanisme a amené une pensée et une vision commune
entre l’Orient et l’Occident, notamment dans les domaines de la philosophie
et de la théologie. « La culture s’est organisée selon les
divers niveaux d’une classification des savoirs qu’on retrouve assez
semblable chez tous les penseurs du Moyen Age {…}. Le Moyen Age méditerranéen
a été l’âge du dialogue de Dieu et de l’homme, de la foi et de la
raison »11. Malheureusement,
« à partir du XIVe siècle, la culture méditerranéenne se scinde, et si
une “mentalité” commune demeure partagée par les deux rives, chacune de
celles-ci développe différemment sa propre culture et superstructure philosophique »12.
On parlera dès lors de Méditerranée orientale et de Méditerranée occidentale. Les ports et le commerce
maritime, caractéristiques de la Méditerranée, jouent un rôle essentiel dans
les échanges (commerciaux et culturels) entre les pays, et les mouvements de
population. Au fil des siècles, le commerce « favorise les relations
entre les différentes parties de la Méditerranée et contribue au
développement d’une civilisation commune »13. Ecoutons Jean Giono: « Ce n’est pas par-dessus cette mer
que les échanges se sont faits, c’est à l’aide de cette mer. Mettez à la
place un continent et rien de la Grèce n’aurait passé en Arabie, rien de
l’Arabie n’aurait passé en Espagne, rien de l’Orient n’aurait passé en
Provence, rien de Rome à Tunis. Mais sur cette eau, depuis des millénaires,
les meurtres et l’amour s’échangent et un ordre spécifiquement méditerranéen
s’établit. »14 SEGUE |
|||||||||
|
1 - « Méditerranéité » est un terme que j’ai eu l’occasion
d’entendre à plusieurs reprises lors de mes rencontres avec des musiciens,
des ethnomusicologues et diverses personnalités de ce mouvement
méditerranéen. Bien que ce mot ne soit pas encore entré dans le dictionnaire,
je l’emploie ici car je trouve qu’il définit bien le « caractère
méditerranéen d’une chose ». 2 Maria Àngel ROQUE, « Valeurs et modes
de vie méditerranéens », in Thierry Fabre (éd.), La Méditerranée
créatrice, Editions de l’Aube, La Tour d’Aigues, 1994, p. 77. 3 - Alain TRANOY, « La
Méditerranée antique ou la quête de l’unité », in Jean Carpentier et
François Lebrun (éd.), Histoire de la Méditerranée, Paris, Seuil, 1998, p.
63. 4 - Alain TRANOY, ibid, p. 57. 5 - Fernand BRAUDEL, La
Méditerranée et le monde méditerranéen au temps de Philippe II, Paris, Armand
Colin, 1979, vol. 1, p. 155. 6 - Province qui s’étendait
au-delà de l’Andalousie actuelle et qui fut le cœur de l’Espagne maure
(califat de Cordoue, royaume de Grenade) jusqu’en 1492. 7 - Entrevue avec Mahmoud
Guettat, musicien et musicologue fondateur de l’Institut Supérieur de Musique
de Tunis, in Carnet de bord, revue d’ECUME (Echanges Culturels en
Méditerranée), n°1, automne 1998, p. 2. 8 - Christian POCHÉ, La musique
arabo-andalouse, Arles, Cité de la musique / Actes sud, 1995, pp. 27-29. 9 - Robert MANTRAN, « Les
lumières et l’Orient musulman à l’époque ottomane », in Thierry Fabre
(éd.), Rencontres d’Averroès. La Méditerranée, frontières et passages, Arles,
Actes Sud / Babel, 1999, p. 45. [1]0
- Ibid, . 41. [1]1
- Cf. René HABACHI, « Méditerranée, carrefour des cultures» , in
Pour une communauté méditerranéenne, Problèmes politiques et sociaux, n°446, Paris, La documentation française,
1982, p. 31. [1]2 - Ibid, p. 32. [1]3 - Alain TRANOY, op. cit., p.
105. [1]4 - Jean GIONO, in Frank Tenaille, « Sète : la
Méditerranée, mémoire d’avenir », extrait du livret de Port d’attache,
album du groupe Une Anche passe, Buda Records,92654-2,1996, pp. 3-4. |
|||||||||
|
IL SECONDO CORSO DI CULTURE E CIVILTA' DEL
MEDITERRANEO Coordinato da Hassen Slama LA STORIA DEI RAPPORTI FRA I
POPOLI DEL MEDITERRANEO MIGRAZIONI, CONFLITTI, INTRECCI
ETNICO-CULTURALI |
|||||||||
|
|
|
|
|||||||